Pyewacket : le Mal nommé

Une jeune fille évoque l’esprit d’une sorcière pour échapper à son triste quotidien.

Acteur canadien réputé ayant fait ses débuts de réalisateur et scénariste en 2014 avec le thriller d’horreur Backcountry, où un couple en camping devait faire face à un ours, Adam MacDonald a récidivé avec Pyewacket, projeté en septembre au festival international de Toronto. Après la mort de son père, une adolescente est forcée par sa mère instable à vivre recluse dans une maison isolée au milieu des bois. Pour échapper à sa situation, elle invoque les forces du Mal, libérant l’esprit d’une sorcière. Le mot Pyewacket désignait l’un des esprits familiers d’une sorcière détectée par le Grand Inquisiteur Matthew Hopkins en mars 1644 dans la ville de Manningtree, en Angleterre. Hopkins a prétendu avoir espionné les sorcières alors qu’elles tenaient leur réunion à proximité de sa maison et les a entendues mentionner le nom d’une femme locale. Elle a été arrêtée et privée de sommeil pendant quatre nuits, au bout de quoi elle a avoué et prononcé les noms de ses esprits familiers. Hopkins affirme que lui et neuf autres témoins ont vu les cinq premiers, qui sont apparus dans les formes décrites par la sorcière. Seul le premier d’entre eux était sous la forme d’un chat, les deux suivants étaient des chiens et les autres un lapin noir et un putois. À l’écran, dans L’Adorable voisine de Richard Quine (1958) Pyewacket est le nom du chat noir siamois de la sorcière Gillian Holroyd jouée par Kim Novak. Le film est l’adaptation d’une pièce de Broadway de John Van Druten qui continue d’être jouée dans les théâtres communautaires, Pyewacket étant interprété par un véritable chat sur scène. Le métrage a été produit par Jonathan Bronfman, producteur exécutif de The Witch en 2015.

https://www.youtube.com/watch?v=wfHhuk_gGr4

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