ATLAS : LA CRITIQUE DE L’EF
Un honnête divertissement SF **
USA. 2024. Réal.: Brad Peyton (Netflix).
Brillante analyste de données, Atlas Shepherd a développé une profonde aversion envers l’I.A. Elle va néanmoins se retrouver à prendre part à une mission visant à mettre hors d’état de nuire un cyborg renégat qui menace d’anéantir l’Humanité. Pour cela, elle est contrainte de faire équipe avec un intelligence artificielle et de lui faire confiance. Exploitant le thème de l’Intelligence Artificielle, très à la mode à l’heure actuelle, Atlas est un honnête film de SF qui, en dépit d’un manque criant d’originalité scénaristique, se laisse regarder avec plaisir. Réalisé par Brad Peyton à qui l’on doit notamment Rampage : Hors de contrôle, avec Dwayne Johnson, cette production Netflix remplit en effet le cahier des charges (pas plus) et propose un spectacle divertissant à défaut d’être mémorable. Truffé de références (à Terminator 2 par exemple), le film, qui cite Isaac Asimov dès son générique, relate la lutte que mène une héroïne, au fort tempérament, contre une IA qui menace l’Humanité. Sur cette trame très classique, Peyton va tenter d’apporter un soupçon de singularité en orientant son métrage vers le buddy movie. Le duo formé par Atlas et le robot s’avère ainsi assez savoureux notamment dans la deuxième partie du film qui prend une dimension plus intime et dramatique alors qu’au début du film l’action est largement présente, en témoigne la scène de fusillade contre le cyborg dans l’immeuble ou encore l’attaque du vaisseau spatial. Les décors, en particulier ceux qui prennent pour cadre la Terre, sont de qualité, même si la planète inconnue où atterrit la mission aurait gagné à être plus hostile et mieux conçue. Les effets spéciaux, de leur côté, sont de facture correcte même si sur certains passages, ils montrent parfois leur limite. L’interprétation, enfin, est à la hauteur, Jennifer Lopez (coproductrice du film) portant le film sur ses épaules avec une belle conviction, au risque de reléguer les seconds rôles au statut de simple faire-valoir. Bref, Atlas est une production sympathique et qui n’a d’autre ambition que celle de divertir, malgré le sujet qu’elle aborde et qui aurait pu conduire à une réflexion plus profonde.
Erwan BARGAIN


