BADLAND HUNTERS

jeudi 1 février 2024

 

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BADLAND HUNTERS

Un film postapocalyptique totalement déjanté

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(Hwang-ya). Corée du Sud. 2024. Réal.: Heo Myeong Haeng. Scén.: Kim Bo-TongKwak et Jae-Min. Prod.: Seung-min Byun. Photo : Bong-sun Byun. Mus.: Dong-wook Kim. 1h47. Avec : Ma Dong-seok, No Jeong-ee, Lee Joon-young, Ahn Ji-hye. (Netflix).

 

Après un terrible tremblement de terre qui a ravagé Séoul et transformé la ville en territoire hostile, un chasseur intrépide se met en tête de sauver une adolescente qui a été enlevée par un savant fou. Son périple sera semé d’embûches…

Séquelle de Concrete Utopia, sorti en 2023, Badland Hunters est un divertissement violent et joyeusement azimuté qui, à défaut d’être inoubliable, permet de passer un bon moment sans se prendre la tête. Ce premier long-métrage de Heo Myeong Haeng, spécialiste des cascades ayant œuvré notamment sur Old Boy, ne fait pas dans la dentelle et n’a nullement la prétention de délivrer un quelconque message. Non, ici, le but est de développer une aventure délirante bourrée d’humour, d’action et d’effusions de sang, le tout dans une ambiance très cartoonesque. Peuplé de personnages excessifs (cf. le médecin fou qui assoiffe la population), l’histoire, un peu fourre-tout, n’est guère originale et très linéaire mais elle est suffisamment bien menée pour capter l’attention du spectateur durant plus d’1h40. On croise ainsi, au cours du récit, des gangs décérébrés, des crocodiles, des mutants, le tout se mêlant de manière parfois aléatoire. Mais l’ensemble, avouons-le, reste assez fun et brasse diverses influences allant du jeu vidéo au cinéma d’action, en passant par la BD (on pense notamment à la cultissime série «The Shaolin Cowboy» de Geof Darrow). Les séquences de combats sont bien orchestrées et s’avèrent assez savoureuses d’autant qu’elles mettent en scène un héros réjouissant, en la personne de Nam San, incarné par l’excellent comédien Ma Dong-seok (Dernier Train pour Busan), qui compose ici un protagoniste à mi-chemin entre Alice, de Resident Evil, et Bud Spencer, pour sa capacité à mettre des coups de poings et des baffes à ses adversaires. Alors certes, Badland Hunters n’est pas le film de l’année, loin de là, mais il plaira, à n’en pas douter, aux nombreux amateurs d’un cinéma «pop-corn» totalement décomplexé. Ce qui en soit, n’est déjà pas si mal.

 

Erwan Bargain