Color Out of Space : maudite météorite

mercredi 19 juin 2019

 

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Une nouvelle adaptation de « La couleur tombée du ciel » de HP Lovecraft. Color Out of Space, ancien projet de Richard Stanley, adapté par Scarlett Amaris (le sketch « The Mother of Toads » de The Theatre Bizarre) de la célèbre nouvelle de H.P. Lovecraft, est actuellement en postproduction. Timur Bekbosunov, de la firme malaisienne ACE Pictures Entertainment […]

Une nouvelle adaptation de « La couleur tombée du ciel » de HP Lovecraft.

Color Out of Space, ancien projet de Richard Stanley, adapté par Scarlett Amaris (le sketch « The Mother of Toads » de The Theatre Bizarre) de la célèbre nouvelle de H.P. Lovecraft, est actuellement en postproduction. Timur Bekbosunov, de la firme malaisienne ACE Pictures Entertainment est avec, entre autres, Johnny Chang, le producteur exécutif de cette œuvre tournée au Portugal, en mars dernier, où l’on retrouve en vedette Nicolas Cage. « C’est évidemment une histoire qui a été portée à l’écran plusieurs fois », commente le réalisateur. « Il y a une version de La couleur tombée du ciel tous les deux ans environ, mais chacune est très différente. L’approche que j’ai choisie est d’essayer de revenir à la source, d’enraciner la chose dans l’horreur cosmique. Lovecraft a insisté sur le fait que toutes ses histoires visaient à tenter d’évoquer chez le lecteur un sentiment de terreur cosmique, ce que je n’ai jamais vraiment trouvé dans une œuvre inspirée de Lovecraft. Les films finissent par être généralement très campy et attachants. Ils ne menacent pas vraiment mon âme comme le ferait peut-être un film d’Ingmar Berman ou de Tarkovsky, alors j’adopte une approche un peu plus adulte. Les histoires en elles-mêmes ne facilitent pas une adaptation. Lovecraft n’avait presque aucun intérêt pour les personnages. Ses personnages humains semblent accidentels et leurs actions sont en grande partie dénuées de sens. Ils sont rarement capables de réaliser quoi que ce soit ; ils paniquent et deviennent fous face à tout ce qui se passe. Cela rend les choses peu appropriées pour une approche hollywoodienne… Elijah Wood, l’un des producteurs, est parfaitement conscient que le désespoir et le pessimisme morbides observés dans l’œuvre de Lovecraft n’apparaissent pas comme un potentiel commercial. Et donc, j’ai tenu à garder le film à un niveau indépendant ».