Coup de théâtre ( et excellente nouvelle) ! La Suisse ne veut plus extrader Roman Polanski aux USA pour faire face aux juges a

lundi 12 juillet 2010

 

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Coup de théâtre (et excellente nouvelle) ! La Suisse ne veut plus extrader Roman Polanski aux USA pour faire face aux juges américains. Le cinéaste est désormais libre de ses mouvements, toutes les mesures de restriction de sa liberté étant levées a annoncé hier la ministre suisse de la Justice et de la Police. «Les […]

Coup de théâtre (et excellente nouvelle) ! La Suisse ne veut plus extrader Roman Polanski aux USA pour faire face aux juges américains. Le cinéaste est désormais libre de ses mouvements, toutes les mesures de restriction de sa liberté étant levées a annoncé hier la ministre suisse de la Justice et de la Police. «Les clarifications approfondies qui ont été menées à bien n’ont pas permis d’exclure avec toute la certitude voulue que la demande d’extradition américaine présentait un vice», a-t-elle expliqué.
«Evidemment je suis très heureux et très ému, à la fois comme ami de Roman Polanski et parce que je pense qu’il vient de subir un long calvaire», a déclaré à l’avocat français de Roman Polanski, Me George Kiejman. «Je rends hommage à la justice suisse, son analyse juridique est très juste», a-t-il estimé. «Je me réjouis parce qu’il va pouvoir retourner en France, et revoir librement son fils, sa fille et sa femme, Emmanuelle Seigner, à qui je rends hommage parce qu’elle a été d’un grand courage pendant toute cette période», a poursuivi Me Kiejman. «Je pense que le malentendu qui persiste avec les autorités américaines sera plus facile à régler, et j’espère qu’il pourra un jour retourner aux Etats-Unis», a ajouté l’avocat.
Pour la défense du cinéaste, la prochaine étape consiste désormais à «convaincre les autorités américaines que la décision rendue à l’époque par le juge Rittenband n’avait pas été respectée par lui, et que la peine que Roman Polanski devait exécuter, l’avait été», a précisé l’homme de loi.
Roman Polanski, aujourd’hui âgé de 76 ans, avait été libéré contre une caution de 4,5 millions de francs suisses (trois millions d’euros) le 4 décembre. Muni d’un bracelet électronique, il était depuis lors assigné à résidence dans son chalet de la station de Gstaad, dans le centre de la Suisse.L’annonce des autorités helvétiques a mis fin à un long suspense. La Suisse, qui avait jusqu’à présent toujours refusé de donner des indications sur sa décision, avait officiellement reçu la demande d’extradition américaine en octobre. Les avocats de Roman Polanski se démenaient depuis des mois pour tenter d’éviter un jugement aux Etats-Unis. Ils soulignaient que leur client y a déjà purgé une peine de prison de 42 jours il y a plus de trente ans dans le cadre d’un accord à l’amiable démenti par la suite par le juge américain chargé de l’affaire.L’arrestation du réalisateur en Suisse avait provoqué un tollé dans les milieux du cinéma et même jusque dans les rangs des gouvernements français et polonais.Le ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand, s’était ainsi attiré des critiques en apportant un soutien appuyé au cinéaste.L’écrivain français Bernard-Henri Lévy s’était montré le plus fervent soutien de Roman Polanski mais cette affaire a profondément divisé les milieux du cinéma de part et d’autre de l’Atlantique, les uns prenant fait et cause pour le cinéaste couronné par un Oscar, les autres préférant garder leurs distances.