Décès de ROBERT LOGGIA… (voir ci-dessous)

dimanche 6 décembre 2015

 

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Décès de ROBERT LOGGIA… Né Salvatore Loggia à New York il y a 85 ans, Robert Loggia s`est éteint le 4 décembre à son domicile californien, atteint depuis plusieurs années de la maladie d`Alzheimer en dépit de laquelle il tournait encore vaillamment, figurant notamment cette année dans un original « Sicilian Vampire » aux côtés […]

Décès de ROBERT LOGGIA…

Né Salvatore Loggia à New York il y a 85 ans, Robert Loggia s`est éteint le 4 décembre à son domicile californien, atteint depuis plusieurs années de la maladie d`Alzheimer en dépit de laquelle il tournait encore vaillamment, figurant notamment cette année dans un original « Sicilian Vampire » aux côtés de James Caan, Paul Sorvino, Armand Assante et Eric Roberts. Remarqué sur scène à Broadway, il alterne participations sur le grand et le petit écran au détour d`une floppée de séries sous les identités les plus exotiques, des «Mystères de l`Ouest» à «Voyage au fond des mers», de «Mission : Impossible» à «Super Jaimie», de «L`Homme qui valait trois milliards» à «Wonder Woman», de «Tarzan» à «L`Ile Fantastique», réalisant au passage deux épisodes de «Magnum». L`espace d`une saison (1966-1967), il se voit confier le rôle titre de «The Cat», un show narrant les exploits d`un ancien acrobate et monte en l`air de haut vol devenu garde du corps, juste après avoir campé Joseph dans la biblique « Plus grande histoire jamais contée » de George Stevens. Doué pour camper les meneurs d`hommes et réputé pour tirer la couverture à lui comme personne le temps d`une scène grâce à sa présence électrisante, cet italo-américain diplômé d`une école de journalisme et passé par l`Actor` Studio ne pouvait manquer de connaître la consécration sur grand écran grâce aux films de gangsters, inoubliable caïd déboulonné par l`ambitieux Al Pacino dans le « Scarface » (1983) de Brian de Palma. La même année, il affronte Anthony Perkins dans « Psychose II » de Richard Franklin avant de renouer avec le genre mafieux au détour de « L`Honneur des Prizzi » de John Houston et de donner la réplique à Tom Hanks dans le sympathique « Big » de Penny Marshall (1988). Traquant le « Psycho Killer » de William Lustig (1989) puis devenant l`agent special du FBI Nick Mancuso dans la série éponyme (1990), il se glisse avec la même aisance dans la peau d`un flic ou d`un voyou (Feech La Manna dans « Les Sopranos ») tout en faisant ponctuellement des détours par l`horreur (« Innocent Blood » de John Landis) et l`étrange (« Au-delà du réel, l`aventure continue »), portant parfaitement les galons de général dans « Independence Day » dont il conservait un excellent souvenir de tournage, tout comme il apprécia à sa juste valeur d`être dirigé par David Lynch dans « Lost Highway ». Récemment revu en lieutenant de police suicidaire à l`occasion de la sortie en BR des épatants « Envoutés » de John Schlesinger (1987), Robert Loggia ne fut certes jamais une star mais probablement l`un des seconds rôles les plus attachants d`Hollywood, tournant constamment en faisant montre d`un professionnalisme à toute épreuve et conservant durablement pour cela la sympathie de plusieurs générations de cinéphiles.

Sébastien Socias