GORDON SCOTT 1926 – 2007

samedi 12 mai 2007

 

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GORDON SCOTT 1926 – 2007 Le magnifique Gordon Scott, bodybuilder de 1,91 m qui fut l`un des meilleurs Tarzan de l`écran, nous a quittés le 30 avril dernier, à 80 ans. Après une carrière d`instructeur dans l`infanterie puis de policier militaire, de pompier, cow-boy et de garde du corps à Las Vegas, c`est dans le […]

GORDON SCOTT 1926 – 2007

Le magnifique Gordon Scott, bodybuilder de 1,91 m qui fut l`un des meilleurs Tarzan de l`écran, nous a quittés le 30 avril dernier, à 80 ans.

Après une carrière d`instructeur dans l`infanterie puis de policier militaire, de pompier, cow-boy et de garde du corps à Las Vegas, c`est dans le rôle du célèbre héros de la jungle imaginé par Edgar Rice Burroughs qu`il débutera à l`écran en 1955, avec Tarzan chez les Soukoulous, un modeste noir et blanc de Harold D. Schuster produit par Sol Lesser (qui l`avait découvert, ayant alors auditionné plus de 200 candidats pour le rôle de Tarzan) au cours duquel il épousa sa partenaire Vera Miles (Psychose), suivi du technicolorisé Tarzan et le safari perdu (1957) de H. Bruce Humberstone, de l`inédit Tarzan and the Trappers (1958 – constitué en réalité d`un montage de trois épisodes d`une série télé qui ne vit jamais le jour, ce qui explique le curieux retour au noir et blanc), du superbe Combat mortel de Tarzan (1958), de La plus grande aventure de Tarzan (1959) produit, ainsi que les suivants, par l`ambitieux Sy Weintraub et excellemment dirigé par John Guillermin (King Kong), avec Sean Connery, Anthony Quayle et l`Italienne Scilla Gabel (Le Moulin des Supplices), et du très connu Tarzan le magnifique (1960) de Robert Day, régulièrement rediffusé sur nos petits écrans, avec Jock Mahoney (futur Tarzan, lui aussi, puisqu`on le retrouvera deux ans plus tard dans le tôle-titre de Tarzan aux Indes à nouveau de John Guilllermin, suivi du Défi de Tarzan en 1963).

Abandonnant sans doute à regret le rôle qui l`avait révélé (et pour lequel, tel Johnny Weissmuller avant lui, il était né), Gordon Scott se tourna vers le péplum, avec Romulus et Remus (1961) de Sergio Corbucci, face à l`ex-Hercule de l`écran, Steve Reeves, qui campait son frère Romulus, auquel succéda le splendide Maciste contre le fantôme (Maciste contro il vampiro, 1961), où Giacomo Gentilomo vena prêter main forte à Corbucci, et où l`on retrouve Christopher Lee.

D`autres péplums suivront, tels l`excellent Géant à la cour de Kublai Khan (1961) de Riccardo Freda, nouvelle aventure en réalité du valeureux Maciste, Une reine pour Cléopâtre et Le gladiateur de Rome (1962). L`athlétique comédien campera même Zorro dans Zorro et ses mousquetaires de Luigi Capuano (1963), puis se glissera dans la peau de Goliath pour Goliath et l`esclave rebelle (1963) de Mario Caiano (Ulysse contre Hercule), avant d`être à son tour Hercule, aux côtés de Rosalba Neri et de Michel Lemoine, dans Hercule contre Moloch (1963) de Giorgio Ferroni, qu`il retrouvera l`année suivante pour La terreur des gladiateurs.

Puis il sera Buffalo Bill dans Buffalo Bill, le héros du Far West, abordant pour la première fois la science-fiction dans Le Rayon infernal (1967) de Gianfranco Baldanello, terminant la même année sa carrière à 41ans seulement avec la coproduction italo-espagnole Segretissimo, un polar de Fernando Cerchio.

Une carrière placée sous le signe de l`Aventure fantastique et saluée par Danton Burroughs, le petit fils du créateur de Tarzan : « Il fut un Tarzan absolument splendide, faisant du personnage un être intelligent et gentil, ainsi que l`avait conçu à l`origine mon grand père ».