IL ÉTAIT UNE FOIS : « LA GUERRE DES ÉTOILES », LA GALAXIE GEORGE LUCAS

lundi 5 novembre 2007

 

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IL ÉTAIT UNE FOIS : « LA GUERRE DES ÉTOILES », LA GALAXIE GEORGE LUCAS Extrait du livre de Fabrice Labrousse et francis Schall paru aux éditions Dark Star (vivement recommandé ! La Bible sur le sujet !) La quintescence du space-opera au cinéma : conception et naissance En 1972, après l’échec commercial de THX […]

IL ÉTAIT UNE FOIS : « LA GUERRE DES ÉTOILES », LA GALAXIE GEORGE LUCAS

Extrait du livre de Fabrice Labrousse et francis Schall paru aux éditions Dark Star (vivement recommandé ! La Bible sur le sujet !)

La quintescence du space-opera au cinéma : conception et naissance

En 1972, après l’échec commercial de THX 1138 (1971), Lucas prend le pari avec son ami Francis Ford Coppola de démontrer qu’il est capable de réaliser un film plus classique. Il décide d’une histoire basée sur le rock’n roll et sur les séances de cruising de sa jeunesse. Pourtant, depuis 1971, il a déjà une autre idée en tête. Amateur de bandes dessinées de science-fiction et de serials des matinées du samedi, l’idée de remettre au goût du jour les exploits de Buck Rogers et de Flash Gordon le tente. « À l’origine, je voulais réaliser un film dans la lignée de «Flash Gordon», avec tout ce que cela comporte, mais je ne pouvais pas obtenir les droits d’exploitation des personnages». Effectivement, les droits cinématographiques de «Flash Gordon» sont détenus par le réalisateur français Alain Resnais. Lucas n’a pas les moyens de les racheter et décide finalement d’écrire une histoire originale. Dès février 1972, il assemble ses premières notes et réflexions avant même de débuter la production de son dernier film : American Graffiti (1973). Il approfondit ses recherches et découvre qu`Alex Raymond (le créateur de la bande dessinée originale « Flash Gordon ») avait tiré son idée d`une fantaisie scientifique appelée « Gulliver on Mars », écrite par Edwin Arnold et publiée en 1905. «C’est cette veine, aujourd’hui disparue», explique Lucas, «que j’ai essayée de faire renaître en y faisant jouer des éléments de space-opera, de fantaisie, d’aventure, de suspense et d’humour, et en faisant également appel au western, à la mythologie et au film de samouraïs». Tout en donnant la priorité à son film musical, il se lance parallèlement dans l’écriture de ce qui allait devenir La Guerre des étoiles.

LA GENÈSE

George Lucas travaille d’arrache-pied : il étudie, décortique, analyse la légende arthurienne et les prouesses des chevaliers de la Table Ronde, la mythologie grecque et les aventures d’Ulysse, de Thésée et d’Œdipe, les traditions médiévales, antiques et bibliques, il examine les us et coutumes de civilisations et de cultures diverses. Il puise également son inspiration dans les textes de Carlos Castaneda et dans les travaux de l’anthropologue Joseph Campbell (1904-1987), qu’il a précédemment étudiés à l’université, et plus particulièrement son livre, « The Hero With A Thousand Faces ». À partir de l`ensemble de cette matière, il écrit son histoire à l`aune des principes universels du récit mythologique. Et pour la dissocier du monde réel et l’immerger au plus profond de l’imaginaire, il la transporte en un autre temps, en d’autres lieux. Tout en s’adressant à l’inconscient collectif, concernant nos connaissances enfouies des civilisations et des mythes de l’humanité, il lui donne, en la situant dans l’espace, un aspect moderne. « Lorsque vous faites de la science-fiction vous devez créer des mondes», explique-t-il. «Et quoi de mieux pour les rendre crédible que de s’inspirer du passé ? ». S’il s`implique tant dans ce projet c’est aussi qu’il a rêvé de voir ce film, et d’en être le premier spectateur.

Dès la fin du montage d’American Graffiti, en janvier 1973, George Lucas travaille à l’élaboration du scénario. « C’était très difficile», confie-t-il, «car je ne voulais pas que ce soit de la science-fiction proprement dite. Je ne voulais pas tomber dans les conventions des films de science-fiction. Je voulais que ce soit vraiment un film d’imagination ». En mai 1973, il termine un résumé de treize pages qui raconte « L’histoire de Mace Windu, Jedi Bendu révéré d’Opuchi, telle qu’elle a été relatée à Usby C.J. Thape, Padawan débutant du célèbre Jedi ». Avec une telle introduction, on comprend que son sujet ne rencontre pas l’enthousiasme de Jeff Berg, son agent, ni de son avocat Tom Pollock. Ils acceptent cependant de l’aider à vendre son projet. Ce qui importe à Lucas c’est le contrôle du final cut et la propriété des droits de suite car il sait son histoire trop longue pour un seul film.

Il soumet son synopsis à United Artists et à Universal. Cette dernière a la priorité d’une option sur le projet, figurant dans le contrat d`American Graffiti. A cette époque, la science-fiction n’a plus les faveurs du public et le patron d’Universal, Lew Wasserman, n’aime pas le genre. Jusqu’à présent, le film qui a eu le plus de succès est 2001 : L`odyssée de l`espace (1968) de Stanley Kubrick. Quant aux suites faites à La planète des singes (Franklin J. Schaffner – 1968), elles n`ont pas remporté un franc succès. Les productions du genre tendent à des approches qui dépeignent les horreurs de la société et la mode est aux anti-héros. De surcroît, les studios cherchent avant tout à rentrer dans leurs frais. Il n’y a aucune raison de penser que le scénario de Lucas puisse revitaliser le cinéma de science-fiction, d’autant plus que son projet reste assez vague et qu’il risque de coûter une fortune. Les studios n’y donnent donc pas de suite favorable ; ce qui finalement arrange le réalisateur, échaudé par ses déboires avec eux sur THX 1138 et American Graffiti. Lucas n’a jamais supporté la main mise d’Hollywood sur ses films : «Je n’ai jamais eu l’intention d’être couronné de succès. Mais j’étais très décidé à pouvoir contrôler mon travail sans que quiconque y touche».

Finalement, il propose le sujet à Alan Ladd Jr., le nouveau directeur créatif de la 20th Century Fox, à la recherche d’un succès, et déjà impressionné par le travail de Lucas sur THX 1138. Ancien producteur, Ladd est enthousiasmé par l’idée, mais mise plus sur le metteur en scène et son potentiel que sur le projet lui-même. Le 11 août 1973, les très bons résultats d’American Graffiti confirment le bien fondé de son investissement. Avec un accord préliminaire solide et une avance de dix mille dollars pour écrire le scénario, Lucas se met au travail dans son bureau de Parkhouse. Huit heures par jour et cinq jours par semaine, il écrit, remanie, pense et repense son histoire. Il rédige plusieurs brouillons et finit par arriver à un récit qui le satisfait.

MORCELLEMENT

Pour en arriver là, Lucas a dû créer tout un arrière-plan, mettre en place les temps et les lieux de l’action, inventer une galaxie et ses règles, composer un univers complet de personnages, d’évènements et d’actes héroïques. Il s’aperçoit finalement que son scénario est devenu une histoire très complexe de près de deux cents pages. «L’histoire m’avait échappé», avoue-t-il. Il lui est devenu impossible de la raconter en un seul film. Alors, plutôt que de tenter l’irréalisable, il décide de commencer son film par le milieu du récit, trouvant d`ailleurs les débuts longs et ennuyeux. « Quelqu’un a dit un jour que la première chose qu’on fait après avoir terminé un film», raconte-t-il, «c’est d’en supprimer la première bobine et c’est en fait ce que j’ai fait au niveau du script». Malgré ce choix, l’histoire reste désespérément démesurée pour en tirer un seul titre. Il décide alors d’en reconsidérer l’ensemble et de n’en garder que le premier tiers, le moment qu`il estime le plus intéressant de la Saga : « J’ai donc écrit mon film avec le premier acte uniquement en me disant que s’il marchait assez, je pourrais peut-être faire les deux autres et obtenir une histoire en trois actes». Il sait le pari risqué : il n’aura pour l`heure de financement que pour un film et s’il échoue, c’est la fin de l`aventure. Mais après un an d`écriture, il se refuse à jeter une part de son travail. « Quand j’ai mis de côté le reste du film pour commencer à travailler sur cet épisode [La guerre des étoiles], je me suis juré que tout le travail que j’avais accompli pendant un an ne serait pas gaspillé et que je ferai un jour le récit complet».

À posteriori, il est clair que raconter l’histoire dans cet ordre a été judicieux. Si en 1977 la saga Star Wars avait commencé par l’Épisode I, que l’on connaît aujourd’hui sous le titre La Menace fantôme, il y a fort à parier que l’intérêt du spectateur aurait été moindre ; et la Saga n’aurait peut-être jamais vu le jour. Le succès de La Guerre des étoiles a permis toutes les perspectives : « J’ai alors su que j’allais terminer la trilogie et je me suis dit : «Je pourrais peut-être revenir en arrière et tourner les trois premiers actes de l’histoire, et puis je pense que je pourrais alors tourner les trois derniers, ce qui ferait en tout neuf films». Lucas et Gary Kurtz, son producteur, avaient à l`époque estimé qu’il faudrait vingt ans pour que soient tournés les neuf films prévus de la saga. À raison d`un épisode tous les trois ans, la fresque aurait trouvé sa conclusion en 2001 ; clin d`œil volontaire ou hasard du calendrier ? L’imagination de Lucas s’est même emportée jusqu’à prévoir une série de douze films ! Les années passant et les aspirations évoluant avec la vie et les épreuves, il dira vingt-cinq ans plus tard : « L’idée des épisodes VII, VIII et IX était plutôt un truc des médias. » .

AU FIL DES SCRIPTS…

Après un an de travail, le premier scénario est terminé en mai 1974. Lucas l’intitule « The Star Wars ». Dans ce premier script, Alderaan est la capitale du nouvel Empire Galactique. L’Empereur, Cos Dashit, a pour ambition de conquérir le système Aquilaéen, le dernier système indépendant et le dernier refuge des hors-la-loi : la vile secte des Jedi. Aquilae, sa planète principale, est protégée par l`un d`eux : l’expérimenté General Skywalker, âgé de soixante ans, autrefois garde du corps de l’Empereur, qui mena la rébellion des Jedi. Avec son disciple, Annikin Starkiller, jeune Padawan de vingt ans, ils vont devoir repousser l’attaque d’une forteresse impériale de la taille d’une lune.
Dans ce tout premier scénario, la Princesse Leia, fille du roi d’Aquilae, âgée de quatorze ans, est emprisonnée sur la station spatiale impériale et Annikin part à sa rescousse. Yavin est la planète des Wookies, R2-D2 parle, Han Solo est un immense monstre à la peau verte, sans nez et muni de branchies. Le Général Vader n’est ni Sith, ni Jedi. Le Prince Valorum, Chevalier Noir des Sith, trahit l’Empire. Le Grand Mouff Tarkin est sénateur d’Aquilae, et la Force n’existe pas, même si la phrase « Que la Force des Autres soit avec vous » revient souvent, confirmant que Lucas est à la recherche d’un élément métaphysique encore imprécis. Les Jedi sont de puissants et valeureux guerriers, mais ils ne doivent leur habileté à aucun champ d’énergie, et les soldats de l’Empire, eux-mêmes, savent utiliser le sabre laser.
Ce scénario ne tient pas vraiment debout. Cependant, quelques scènes du film que nous connaissons, tel l’épisode du broyeur à ordures ou celui de la cantina, sont déjà présentes, et seront systématiquement reconduites dans tous les essais suivants. On y découvre aussi quelques idées qui trouveront leur aboutissement plus tard dans Le Retour du Jedi. « J’avais de bonnes idées dans les premières versions», déclare Lucas, «mais pas d’histoire solide, ce qui est un défi pour moi car je déteste les «intrigues». La difficulté était de parvenir à trouver un fil conducteur. J’ai toujours eu beaucoup de mal à trouver une trame ultra-simple qui puisse me captiver et captiver le public».

Le 28 janvier 1975, Lucas termine une deuxième version du script qu’il nomme maintenant « The Adventure of the Starkiller – (Episode One) – The Star Wars ». Le changement est perceptible, mais l’histoire manque encore d’homogénéité : la République est morte et c’est le temps du premier Empire Galactique. Gardiens de la paix et de la justice, les Jedi Bendu d’Ashla, autrefois les guerriers les plus puissants de l’univers, ont pendant cent mille ans appris à maîtriser la Force des Autres, mais ont été décimés par les Chevaliers Noirs des Sith, une secte rivale et féroce. Soixante-dix systèmes ont rejoint l’Alliance Rebelle sous le commandement d’un guerrier mythique connu sous le nom de The Starkiller. En ouverture, l’abordage d’un navire Rebelle au-dessus d’une des lunes d’Utapau, une planète jaune rougeâtre, prémices de Tatouine encore inexistante. Deak Starkiller est fait prisonnier par Darth Vader. Il programme R2-D2 pour remettre un message à Luke Starkiller, son frère. Celui-ci, détenteur du Kiber Crystal, doit se rendre sur Organa Major, la planète assiégée par l’Empire, afin de confier le cristal au Starkiller, et ainsi sauver la galaxie. Ce cristal a la faculté d’amplifier la Force des Autres, un champ d’énergie qui influence le destin de toute créature vivante. Cette Force a deux facettes : Ashla, son bon côté, et Bogan, son côté maléfique. Lorsqu’ils découvrent qu’Organa Major a été détruite par une arme surpuissante dénommée Death Star, Luke et Han Solo (devenu humain dans cette mouture) mettent le cap sur Alderaan pour sauver Deak des geôles de l’Empire…
Les personnages s’affinent : Darth Vader est premier Chevalier des Sith et le bras droit de Son Éminence le Prince Espaa Valorum (nom repris pour le Chancelier de la République dans La Menace fantôme) ; R2-D2 ne parle plus mais sifflote et émet des lumières, et C-3PO est un androïde à la carapace de bronze du genre « art déco » ; Leia ne tient plus qu’un rôle secondaire et, à seize ans, n’est plus la Princesse du premier script mais simplement la fille d’Owen et de Beru (donc la cousine de Luke). Annikin n’existe plus et Jabba the Hutt est un simple pirate qui n’a pas encore l’apparence d’une grosse limace. Concernant les lieux de l’action, la quatrième lune de Yavin héberge le quartier général Rebelle qui se prépare à l’assaut de l’étoile de la mort et Alderaan est une planète gazeuse constituée de nuages de méthane, une idée qui sera reprise dans L’Empire contre-attaque pour figurer Bespin. Quant à l’essentiel sabre laser, il n’est pas encore réservé aux preux chevaliers Jedi : Chewbacca, et même Han Solo, en maîtrisent le maniement. Le manichéisme de la Force des Autres se développe quoique la tentative d’introduction du Kiber Cristal n’apporte pas grand chose à l’histoire…
Lucas conscient des imperfections de son sujet s’ouvre aux commentaires de son entourage. « Après chaque version, il y avait discussion avec les copains. S’il y avait une bonne scène dans la première version, je décidais de l’inclure dans la deuxième. Et ainsi de suite… Le scénario s’est construit ainsi scène par scène. Selon les cas, je faisais lire à tel ou tel. Coppola a lu trois des versions, alors que les amis que j’ai fait venir en Angleterre pour polir le dialogue n’ont connu que la version finale. Disons que ce sont surtout les réalisateurs de San Fransisco, Coppola, Phillip Kaufman, qui ont tout suivi, enfin ceux avec qui je suis allé au collège».

Une troisième variante intitulée « The Star Wars – From the Adventures of Luke Starkiller » est terminée le 1er août 1975. En effet, à ce moment-là, Lucas a redécouvert « Le héros aux mille visages » de Joseph Campbell et cette nouvelle lecture lui permet d’affiner son mythe spatial. Ce script s’approche maintenant de la forme définitive. Parcourons-le…
La République Galactique est morte. Les impitoyables barons marchands, conduits par la cupidité et la soif de pouvoir, ont remplacé l’âge de lumière par l’oppression, et « le règne du peuple » par le premier Empire Galactique. Pendant plus de mille ans, des générations de chevaliers Jedi ont été les gardiens de la paix et de la justice dans la galaxie. Quand commence l’histoire, ces guerriers légendaires se sont éteints. L’un après l’autre ils ont été chassés et détruits par les sinistres agents de l’Empereur : les Seigneurs Noirs des Sith. C’est une période de guerre civile. Pourtant les armées des Rebelles, attaquant à partir de bases éloignées, ont remporté une victoire écrasante sur la puissante flotte impériale. Alors, pour briser définitivement la rébellion, l’Empereur envoie ses Seigneurs Noirs les plus féroces pour repérer les avant-postes des Rebelles et les démanteler…
La scène d’ouverture se situe toujours au-dessus de la planète Utapau. Tandis qu’elle fuit à bord d’un vaisseau, la Princesse Leia est interceptée par le Seigneur Sith Darth Vader. R2-D2, dont les circuits ont mémorisé les plans secrets de la redoutable Death Star, et son acolyte C-3PO, s’échappent à bord d’une capsule de sauvetage. Les robots sont recueillis par Luke Starkiller, un adolescent élevé par son oncle et sa tante, qui découvre le message de la Princesse. Le message implore l’aide de celui qui trouvera le droïde et affirme que pour la sauvegarde de la liberté dans la galaxie, il faut à tout prix conduire le petit robot sur Organa Major, la planète des Rebelles. Luke décide d’aider la belle en détresse. Il rend visite au vieux Ben Kenobi, jadis Jedi comme l’était son propre père défunt, dans l’espoir qu’il se joigne à lui . Luke, Ben et les deux droïdes se rendent à Mos Eisley pour y louer un transport qui les mènera sur Organa Major. Le pirate Han Solo, et son coéquipier Chewbacca, acceptent de les y conduire. Lorsqu’ils arrivent en vue d’Organa Major, la planète vient d’être détruite. Luke décide alors d’aller délivrer la Princesse – qui seule sait où trouver l’avant-poste Rebelle – des cachots d’Alderaan, la planète impériale des nuages. Négociant une grosse récompense, Han accepte cette nouvelle mission. L’équipage ayant feint l’abandon du navire, celui-ci est tracté jusque dans l’antre de la forteresse ennemie. Déguisés en soldats de l’Empire, Han et Luke, accompagnés de Chewbacca, volent au secours de Leia, tandis que Ben Kenobi part reprendre le dernier Kiber Cristal, cette pierre qui amplifie la Force, dérobée par Vader, son ancien disciple passé du côté obscur. La Princesse libérée, tous rejoignent le navire pirate et s’envolent pour la quatrième lune de Yavin. Mais Vader savoure sa future victoire : le vaisseau suivi va dévoiler la position de la base Rebelle à la redoutable Death Star. Pour les Rebelles, le temps est compté. Mais, grâce aux plans mémorisés par R2-D2, ils ont maintenant la possibilité d’exploiter la faille de la station de combat et s’engagent dans la bataille finale. Luke, avec l’aide inattendue du contrebandier, parvient à détruire l’arme impériale.
Ici, la majorité des dialogues sont placés et l’on trouve dans l’introduction des événements qui seront de la Prélogie. La Force des Autres, concentrée dans le terme unique de la « Force », n’a pas encore trouvé son sens profond et les Jedi font encore appel au pouvoir du Kiber Cristal ; mais l’expression « Que la Force soit avec toi », apparaît pour la première fois. Luke sait que son père était un chevalier Jedi. Organa Major est toujours la planète des Rebelles et Alderaan, celle de l’Empire. Le nom de Ben Kenobi apparaît pour la première fois (pour Obi-Wan, il faudra attendre encore), et celui-ci ne meurt pas sous l’épée de Vader mais s’enfuit de la station spatiale avec les autres. Han Solo est décrit comme ayant le « look James Dean ». Le célèbre lait bleu de Beru fait son apparition et les hommes des sables utilisent aussi le sabre laser. Enfin, l’argent économisé par Luke pour régler son inscription à l’Académie est utilisé par Owen pour acheter les droïdes !
Comme les autres, ce troisième jet est jugé imparfait… Lucas se remet à la tâche, peaufine et, le 15 janvier 1976, met enfin un point final au script de cet épisode qu’il intitule « Star Wars – Episode IV – A New Hope ». L’histoire, à peu de choses près, est alors celle qui servira de base pour le tournage.

Fabrice Labrousse et Francis Schall (remerciements : Dark Star Editions)

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lien du site Il était une fois… « La Guerre des Etoiles », la Galaxie George Lucas – le livre :

http://www.scifi-movies.com/sw/index.htm