Le chef-opérateur Douglas Slocombe est décédé… (voir ci-dessous)

lundi 22 février 2016

 

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Le célèbre chef-opérateur anglais Douglas SLOCOMBE est décédé le 22 février à l’âge vénérable de 103 ans, dans un hôpital londonien où il était soigné depuis janvier après avoir fait une chute. Il avait été nommé aux Oscars pour « Les Aventuriers de l’Arche Perdue » en 1981. Né le 10 février 1913 à Londres […]

Le célèbre chef-opérateur anglais Douglas SLOCOMBE est décédé le 22 février à l’âge vénérable de 103 ans, dans un hôpital londonien où il était soigné depuis janvier après avoir fait une chute. Il avait été nommé aux Oscars pour « Les Aventuriers de l’Arche Perdue » en 1981. Né le 10 février 1913 à Londres et élevé en France, il retourna en Angleterre en 1933. Il débuta sa carrière comme reporter photo pour les magazines Life et Paris-Match. Durant la Seconde Guerre mondiale, il tourna des images d’actualité sur le conflit qui furent utilisées ensuite par Alberto Cavalcanti. L’un de ses tous premiers long-métrages fut d’ailleurs « Au cœur de la nuit » (1945), de ce dernier, produit par les Studios Ealing, pour lesquels il travaillait alors, coréalisé par Robert Hamer et Charles Crichton (qui l’avaient fait débuter précédemment pour respectivement « Le navire en feu », 1943, et « For Those in Peril », 1944) et Basil Dearden. Ne voulant cependant pas être attaché à une firme, Douglas Slocombe quitta le studio, et divisa ensuite son temps entre l’Angleterre et les USA, remporta à une triple reprise les BAFTA (l’équivalent anglais des Oscars) pour « The Servant » (1963), «Gatsby le magnifique » (1974) et « Julia » (1977). Directeur photo parmi les favoris de Steven Spielberg, il fut responsable des images de « Rencontres du troisième type », et outre «Les aventuriers de l’arche perdue », de celles d’«Indiana Jones et le temple maudit » et de « Indiana Jones et la dernière croisade » (1989, son dernier film, à l’âge de 76 ans). Outre les 4 films précités de Spielberg, il avait collaboré à de nombreuses reprises à des films fantastiques ou assimilés, tels « L’homme au complet blanc » (1951), où il retrouvait Alec Guiness deux ans après « Noblesse oblige », « Le cirque des horreurs » (1960), «Hurler de peur » (1961), « Le secret du Docteur Whitset » (1964), « Le bal des vampires » (1967), « Rollerball » (1975). Signalons également le dernier Hammer Films, « The Lady Vanishes » (1979). Soit au total près de 80 longs-métrages au cours d’une carrière s’étendant sur une cinquantaine d’années. «C’est triste pour moi » commente sa fille, la photographe Georgina Slocombe, qui a annoncé la nouvelle dans la soirée. « Je suis sa fille unique, ma mère est décédée il y a quelques années. On était très proche, on voyageait beaucoup sur les plateaux de cinéma, toujours ensemble. C’était formidable, il m’a introduite au monde du cinéma ». Douglas Slocombe avait été fait officier de l’Ordre de l’Empire Britannique en 2008 pour ses services rendus à l’industrie du cinéma.