Le film de lézard géant avec Anne Hathaway, «Colossal», attaqué en justice par la Toho… (voir ci-dessous)

mercredi 20 mai 2015

 

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Anne Hathaway (Interstelar, Alice au Pays des merveilles 2) avait été annoncée comme la vedette féminine de « Colossal », que l’Espagnol Nacho Vigalondo (« Timecrimes ») envisageait d’écrire et de réaliser pour Voltage Pictures. Dans ce projet, décrit comme la rencontre entre « Godzilla » et « Dans la peau de John Malkovich », […]

Anne Hathaway (Interstelar, Alice au Pays des merveilles 2) avait été annoncée comme la vedette féminine de « Colossal », que l’Espagnol Nacho Vigalondo (« Timecrimes ») envisageait d’écrire et de réaliser pour Voltage Pictures. Dans ce projet, décrit comme la rencontre entre « Godzilla » et « Dans la peau de John Malkovich », l’actrice aurait interprété Gloria, une femme ordinaire qui, après avoir perdu son emploi et son fiancé, décide de quitter son quotidien new-yorkais pour retourner dans sa ville natale. Mais quand des reportages font état d’un lézard géant détruisant la cité de Tokyo, Gloria en vient à réaliser progressivement qu’elle est étrangement reliée à ces événements lointains via la puissance de son esprit. Afin d`éviter d`autres destructions, elle doit déterminer pourquoi son existence apparemment insignifiante a un effet aussi «colossal» sur le destin du monde. Voltage Pictures devait financer intégralement « Colossal » produit par Nahikari Ipiña via sa firme Sayaka Producciones. Garrett Basch et Vigalondo en auraient été les producteurs exécutifs. « Colossal » est mon script le plus ambitieux à ce jour, et probablement aussi le plus personnel» confiait Vigalondo. «Avoir Anne dans le rôle principal, ainsi qu`une équipe de choc dans les coulisses, c`est plus que je n`osais imaginer ». Or, aux dernières nouvelles, ce projet se heurte à de sérieuses difficultés. En effet, la firme Toho, détentrice des droits de Godzilla, qui prépare par ailleurs un nouvel épisode de la saga, vient d’attaquer en justice Voltage Pictures. «Le monstre qui attaque la mégapole japonaise n’est autre que Godzilla» souligne la Toho. «Les cinéastes, effrontément, produisent, font de la publicité et vendent un film de Godzilla non autorisé» mentionne la plainte déposée le 19 mai à la cour fédérale de Californie. Les détenteurs des droits soulignent une interview d’août 2014 du scénariste-réalisateur Nacho Vigalondo dans lequel il dit à propos de son script que « cela sera le film de Godzilla le moins coûteux jamais tourné, je le promets. Ça va être un film sérieux sur Godzilla, mais j’ai trouvé un concept qui va en faire quelque chose de si peu cher que vous allez vous sentir trahis ». Le procès se concentre sur les efforts des cinéastes américains et espagnols pour promotionner « Colossal » dans cette optique, lesquels auraient envoyé une rafale de mails à des investisseurs potentiels, vendeurs et distributeurs le 9 mai avec une photo de publicité du récent reboot de « Godzilla », accompagné d’une note d’intention du réalisateur avec de nombreuses images d’œuvres de la Toho. «La note d’intention montre clairement que non seulement les accusés se sont appropriés le personnage de Godzilla, mais qu’ils ont en outre l’intention de l’utiliser de la même façon que dans le film initial de 1954, où il attaque Tokyo. Les accusés ont sciemment utilisé le personnage de Godzilla pour susciter l`intérêt et attirer l`attention sur leur projet intitulé Colossal, ce qui créerait une confusion lors de la sortie des films respectifs, dans un marché encombré de concurrents». C’est donc un procès pour «contrefaçon, violation du copyright et droits d’auteurs, concurrence déloyale et enrichissement injuste». La Toho demande l’interdiction de produire « Colossal » plus des dommages et intérêts non spécifiés. «Nous représentons la Toho depuis une longue période» précisent leurs avocats américains, Aaron Moss et Chuck Shephard, «et c’est un acte de contrefaçon évident. Il est difficile de croire qu’une société de production connue d’Hollywood puisse mener les affaires de cette façon». Toho souligne dans sa plainte que la firme en question, Voltage, a un passé de lutte contre les infractions liés aux films, en particulier la piraterie en ligne. La compagnie, dirigée par le producteur Nicolas Chartier, avait engagé notamment un énorme procès contre le piratage de l’oscarisé « The Hurt Locker » en 2010.