Patrick Floersheim, la voix française de Michael Douglas et le terrifiant psychopathe de « 36 15 Code Pere Noel », nous a quitt

samedi 5 mars 2016

 

Catégorie(s):

Extrait:
R.I.P PATRICK FLOERSHEIM 1944-2016 Suite à une longue maladie, le comédien français nous a quitté le 4 mars, à l’âge de 71 ans. Fils de diplomate ayant vécu aux USA, puis au Brésil, il aura mis, depuis les années 70, sa patte vocale sur près d’un millier de films anglo-saxons diffusés en France. Il fut, […]

R.I.P
PATRICK FLOERSHEIM
1944-2016

Suite à une longue maladie, le comédien français nous a quitté le 4 mars, à l’âge de 71 ans. Fils de diplomate ayant vécu aux USA, puis au Brésil, il aura mis, depuis les années 70, sa patte vocale sur près d’un millier de films anglo-saxons diffusés en France. Il fut, à ce titre, l’une des premières voix françaises récurrentes de Robin Williams. Il était également celle de Michael Douglas (depuis 1987 et pour 28 films, de « Liaison Fatale » à « Basic Instinct », et dernièrement « Ant-Man »), de Jeff Bridges (plus de 20 films), d’Ed Harris (13 films), de Christopher Walken, Dennis Hopper, William Dafoe, Mickael Rooker, Geoffrey Rush (dont le fameux Barbossa de « Pirate des Caraibes »), Harvey Keitel, Bill Murray. Il avait doublé Kurt Russell dans « New York 1997 » et « The Thing », Mel Gibson dans « Mad Max », et fut le narrateur du remarqué court-métrage fantastique King Crab Attack (2009). En tant que comédien «physique», Patrick Floersheim était apparu dans de nombreux films, téléfilms et séries télé, tenant souvent de petits rôles, notamment dans Diva (1981), «Le tueur de la Rue Morgue» (1986) coproduction franco-américaine de Jeannot Szwarc, « Frantic » (1988), «Les aventures du jeune Indiana Jones» (1992), «Highlander» (1993), « Un amour de sorcière » (1997) et « L’Empire des loups » (2005). Mais c’est surtout René Manzor, avec lequel il tournera à plusieurs reprises, qui l’avait révélé aux fantasticophiles en lui confiant le rôle d’un terrifiant Santa Claus dans l’excellent « 3615 Code Père Noël « (1989), où le petit Thomas, âgé de 9 ans, qui a deux passions : l`informatique et les super-héros du style de Rambo, croit encore au Père Noel, ayant, au grand désespoir de sa mère et de son grand-père, transformé le château familial en terrain de jeux : des caméras de surveillance dans toutes les pièces, des pièges, des trappes, des filets, un énorme passage secret rempli de jouets. Le soir du 24 décembre, Thomas attend, caché sous la table, l`arrivée du Père Noël, bien décidé à le capturer. Mais sous la houppelande rouge se cache un psychopathe, avec qui Thomas a discuté sur le minitel Le psychopathe a été renvoyé de son travail de père Noël par la mère de Thomas, directrice d`un magasin de jouets (Brigitte Fossey). Un duel effréné oppose alors l`enfant au tueur. «En travaillant avec lui», a déclaré René Manzor à l’Express, «j`ai été frappé par sa présence d`acteur, présence dont les spectateurs des films américains qu`il doublait étaient privés. Est-ce pour remédier à cela que je lui ai confié ce rôle pratiquement muet de Père Noël dans « 3615 Code Père Noël » ? Sûrement. Quoi qu`il en soit, ce que Patrick en a fait reste, 25 ans après, un des plus terrifiants « méchants de l`écran » pour toute une génération de fans de film de genre. Mais Patrick pouvait incarner, avec tout autant de grâce, le poétique coach de boxe de « Virgil » ou, sur scène, le Rembrandt épique du « Manuscrit de Rembrandt ».