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lundi 5 novembre 2007

 

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REFERENCES & CO Véritable phénomène de société, la trilogie « Star War »s a conquis un immense public. Parmi ces aficionados, on ne compte plus le nombre de scénaristes et réalisateurs qui ont fait allusion à l’univers de la « Guerre des étoiles » dans leurs propres productions. Petit tour d’horizon, non exhaustif, de quelques […]

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Véritable phénomène de société, la trilogie « Star War »s a conquis un immense public. Parmi ces aficionados, on ne compte plus le nombre de scénaristes et réalisateurs qui ont fait allusion à l’univers de la « Guerre des étoiles » dans leurs propres productions. Petit tour d’horizon, non exhaustif, de quelques références.

Version cinéma

D’American Pie 2 à Toy Story en passant par Mes chers voisins, innombrables sont les films qui ont fait référence à l’univers de George Lucas, le plus flagrant étant, bien évidemment, La folle histoire de l’espace (1987) de Mel Brooks. Caricaturant les épisodes 4 et 5 (Un nouvel espoir et L’Empire contre-attaque), l’histoire narre les aventures du maléfique Lord Casque Noir chargé par le président Ezbroof de s’emparer de l’atmosphère de la pacifique planète Druidia, où doit se dérouler le mariage de la Princesse Vespa et du Prince Valium. Fuyant ses noces, Vespa tombe entre les griffes de Casque Noir. Ne reste plus à Yob Solo et à son fidèle Beurk qu`à venir délivrer la belle. Et si le scénario évoque l`univers de Lucas, c`est également le cas des vaisseaux, décors, et planètes mais surtout des personnages dont les caractéristiques principales ont été outrageusement accentuées pour qu`ils deviennent à la fois drôles et attachants, comme la Princesse Leia devenue une mégère au caractère impossible ou Han Solo transformé en héros de pacotille. On notera aussi la présence de Yoda (Mel Brooks, himself) et de Jabba, mais également celle de la Force devenue Schtuss et qui s’acquiert grâce à une bague magique.
D’autres films fantastiques font également référence à Star Wars et en particulier à la Force, dont Cocoon (Ron Howard, 1985) qui s`achève sur une réplique pour le moins explicite, “Que la Force soit avec vous”, prononcée par le pilote du bateau qui voit partir dans l’espace les personnes âgées. Lorsque la Momie dans Le retour de la Momie (Stephen Sommers, 2001) retrouve Alex, le fils de Rick et Evelyn, elle lui dit qu’il est bien le fils de son père, mais également qu’il a la force en lui. Référence classique, la Force a étendu son emprise à des comédies pour adolescents comme American Pie 2 (James B. Rogers, 2001) où Stiffler en parlant de Nora s’écrie “the Force is very strong with that one”. Grâce à un appel désespéré “Utilise la Force Luke !”, mâtiné de diverses incantations, le mécréant (Timothy Hutton) du Damné (Andy Wilson, 1997) espère échapper à ses poursuivants. Mais les humains ne sont pas seuls à connaître la Force comme le démontre le propos de l`une des souris du Dr Dolittle 2 (Steve Carr, 2001) “Use the Force ! Ou dans un autre gabarit, le dinosaure de Toy Story 2 (John Lasseter, 1999) qui affirme à Buzz l’Eclair affrontant Zurg : “Tu peux zigouiller Zurg ! Aie confiance en ton instinct ! La Force est avec toi !”.
Et si la Force demeure une référence majeure, d’autres allusions à la saga parsèment les dialogues de nombreuses productions. Dans Armageddon (Michael Bay, 1998), Oscar et A.J. se disputent pour savoir qui sera Han Solo et Chewbacca, Oscar finissant par conclure leur échange verbal par le fameux : “Tu n’as jamais vu Star Wars ?”. Un peu plus tard, A.J. revient à la charge en demandant au cosmonaute russe s’il a déjà entendu parler du méchant Kinevil, auquel l’astronaute répond par “Non, je n’ai jamais vu Star Wars”. Slasher quasi mondain, Scream 2 (Wes Craven, 1997) fait allusion à L’Empire contre-attaque lors d’un cours d’université sur les séquelles au cinéma ce qui nous entraîne ce dialogue savoureux : “L`Empire Contre Attaque, histoire plus complexe, effets spéciaux améliorés” auquel fait écho “J`ai adoré Le Retour du Jedi, avec les boules de poils”. Les films pour enfants ne sont pas épargnés comme le démontre Les Tortues Ninjas (Steve Barron, 1990) où l’une des quatre vedettes s’écrie en apercevant leur ennemi Shreder : “Qui c’est ça ? Dark Vador dopé à mort ?”.
On trouve également de fugaces allusions aux protagonistes de la saga. Dans Spawn (Mark A.Z. Dippé, 1997), le super héros questionne son mentor par un : “Qui es-tu ? Une sorte de Yoda ?”. Autre hommage au vieux sage dans Seven (David Fincher, 1995) lorsque Brad Pitt dit à Morgan Freeman en parlant de l’assassin : “Ce n’est pas parce qu’il a une carte de bibliothèque qu’il a le cerveau de Yoda”. Quant au flic gominé du tandem Tango et Cash, (Andreï Kontchalovski, 1989), il demande à son collègue de lui rappeler de téléphoner à Jabba the Hutt dès la fin du procès. C’est en regardant un vidéo clip que le héros d’Un amour à New York (Peter Chelsom, 2000) dit : “Ce type ressemble à Obi Wan Kenobi”, ce à quoi son agent répond : “Alec Guiness, l`acteur dans Star Wars ?”. Et quand Harisson Ford fait une brève apparition en soldat dans Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979), son uniforme porte le nom de Lucas.
Moins prolifique en références à ces étoiles hollywoodiennes, le cinéma français n’est cependant pas en reste, notamment dans le film d’Alain Chabat Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre (2001). Entre les “erreurs” de langage des protagonistes, allant du bafouillage de Jamel Debbouze confondant droïde et druide à la gaffe de Dieudonné appelant par inadvertance le druide Téhachix, se glisse aussi une référence visuelle à Dark Vador dans le casque de Dieudonné, qui ajoute “Quand on attaque l’Empire Romain, l’Empire contre-attaque”. Cette réplique, émise d`une voix rauque, s’accompagne du thème de John Williams. Dans Le Boulet (Alain Berbérian et Fréderic Forestier, 2002), Reggio, le gardien de prison, croisant la route d’un chameau en Afrique, l’appelle tout naturellement Chewbacca. C’est sous la forme d’une figurine de Dark Vador, que L’Indien du placard (Frank Oz, 1995) se réfère à la saga, alors que l’on aperçoit une affiche du film dans les bureaux de la police judiciaire de La Balance (Bob Swain, 1982).
Et si ce sont les répliques de certaines productions qui évoquent Star Wars, dans d’autres, les costumes endossent ce rôle. Dans Mes chers voisins (Alex de la Iglesia, 2002), par exemple, l’un des voisins convoitant le magot du vieux locataire défunt déambule tout au long du film avec un casque de Dark Vador sur la tête, tout en sifflotant un air de John Williams. Pour Grégoire Moulin contre l’humanité (Artus de Pergern, 2000) c`est à l`occasion d’un bal masqué que le héros arbore l`apparence d`un Dark Vador, très énervé, parmi une assemblée où ne figurent que des Hitler et Mussolini. C’est également lors d’une fête, plus précisément une Bar-Mitzvah, que le thème de Star Wars résonne dans Harry dans tous ses états (Woody Allen, 1997). Au programme, des têtes de Dark Vador en guise de décorations de table et des serveurs transformés en personnages de la trilogie. Sans oublier, bien évidemment, un enfant grimé en Yoda pour célébrer Halloween dans E.T. (Steven Spielberg, 1982) que le petit extraterrestre s’empresse de montrer du doigt, reconnaissant l`un des personnages dont Elliott lui a peu avant, montré la figurine. Des jouets du même type figurent aussi dans la chambre du petit garçon de Poltergeist (Tobe Hooper, 1982).
Dans Lilo et Stitch (Dean Deblois et Chris Sanders, 2002), ce ne sont pas les costumes des protagonistes qui nous ramènent à Star Wars, mais l`un des vaisseaux dont la forme renvoie étrangement au casque de Dark Vador. Quant à l’Etoile Noire, on l’aperçoit subrepticement dans l’amas d’épaves que recèle la colonie spatiale dans Titan A.E. (Don Bluth, 2000).C’est également avec un élément de décor que Steven Spielberg fait un clin d’œil à son vieil ami Lucas dans Les Aventuriers de l’Arche perdue (1981), où la plaque d’immatriculation de l’avion d’Indiana Jones n’est autre que OB-CPO en hommage à Obi Wan Kenobi et à C-3PO. Dans Blade Runner (Ridley Scott, 1982), l`un des immeubles de Los Angeles ressemble à s’y méprendre au Faucon Millénium, célèbre vaisseau de Han Solo.
Le mot de la fin revient à Rob Bowman, qui, dans son film futuriste Le Règne du Feu (2001), nous relate la légende de deux chevaliers, un noir et un blanc. Et lorsque le premier tranche la main de l`autre, il lui demande de rejoindre son camp. Mais face à son refus, le chevalier noir lui avoue qu’il est… Son père. Dark Vador et Luke Skywalker sont dorénavant une légende qui survivra au fil des siècles.

Made in télévision

Et si le cinéma a rendu hommage à de très nombreuses reprises à la trilogie, il en va de même pour la télévision. C’est comme invités que Luke Skywalker, R2-D2 et Chewbacca ont rendu visite aux marionnettes du Muppet Show au tout début des années 80. Pour cette occasion, Peggy fait une infidélité à Kermit en se déguisant en Princesse Leia pour séduire Mark Hamill.
Parmi les séries qui ont le plus rendu hommage à Star Wars, on trouve « Buffy contre les Vampires » (1997-2003). Dès « Le chouchou du prof » (1-04), le fidèle ami de la tueuse, Alex, se lance dans une tirade qui aurait fait rougir de honte Yoda : “La peur entraîne la colère. La colère entraîne la haine. La haine entraîne la colère. Non, attend (Il compte sur ses doigts). La peur entraîne la haine. La haine mène aux mauvaises actions. Attend, non… D`abord, on cherche la femme et on trouve le magot. Et, tu vois… OK. On peut oublier tout ça ?”. Assurément fan de la saga, Alex joue au jeu des répliques de films avec Willow (2-01, « La métamorphose de Buffy ») et cette dernière ne trouve rien de mieux que “Luke, que la Force soit avec toi”, ce qui énerve Alex qui rétorque “Dis le si tu ne veux plus jouer !”. Et lorsque des connaissances de Buffy engagent un tueur pour la tuer, ils évoquent la Force avant de dessiner sur leur camionnette, une Etoile noire (6-04 et 05, « La tête sous l’eau » et « Tous contre Buffy »). Pour une soirée d’Halloween, deux protagonistes se déguisent naturellement en Luke et Leia, et Willow qui les voit danser langoureusement enlacés, de lancer : “est-ce qu`on leur a dit qu`ils étaient frère et sœur ?” (6-06, « Baiser mortel »). Signalons, pour finir, une figurine de Boba Fett qui sert de monnaie d’échange à Spike souhaitant que l’on vérifie que sa puce, inhibant ses facultés de vampires, fonctionne parfaitement bien (6-09, « Ecarts de conduite »).
Série révolutionnaire, « The X-Files » (1993-2002) ne pouvait ignorer le phénomène Star Wars et l’évoque dans « La queue du diable » (4-20) où une série de bébés sont nés avec une queue. Une des mamans, célibataire, affirme aux agents Mulder et Scully, que le père de son enfant n’est autre que Luke Skywalker et ajoute “Il est ce qu`on appelle un Chevalier Jedi”. Et lorsque Mulder tente d’obtenir des informations de Gorge Profonde dans « Les hybrides » (1-24), il lui lance un petit “Arrêtez votre petit jeu à la Obi Wan Kenobi”.
Lorsque les aventures de nos héros conjuguent passé, présent et futur, cela donne quelques réflexions pour le moins cocasses et anachroniques. Dans « Code Quantum » (1989-1993), le scientifique Sam Beckett voyage dans le passé pour réparer les injustices commises. Au cours d’un épisode, il se retrouve dans le corps d’un attardé mental, Jimmy, qui doit pratiquer la respiration artificielle pour sauver un enfant victime de noyade (2-08, « Jimmy »). Pour l`encourager, Sam-Jimmy lui dit : “Si tu meurs, tu ne verras jamais Star Wars !”. Se déroulant dans un futur proche, « Dark Angel » (2000-2002) nous fait découvrir qu’il existera un épisode 7 à la saga. En effet, atteinte d’un virus mortel nécessitant un antidote qu’elle ne peut payer, l’héroïne, Max, vole les bobines du septième épisode en espérant le revendre à bon prix (2-12, « 12 heures de sursis »).
Tout comme les feuilletons, de nombreuses séries animées évoquent la saga Star Wars. « Capitaine Flam » (1978), tout d’abord, qui puise fréquemment son inspiration aussi bien dans les différents extraterrestres que dans la représentation des planètes. Mais c’est compter sans les héros jaunes créés par Matt Groening, « Les Simpsons » (1989), véritable encyclopédie vivante de la saga. C’est d’ailleurs après avoir vu L’Empire contre-attaque, que Marge et Homer conçurent Bart. En quittant le cinéma ce soir-là, Homer ne put s’empêcher de faire une gaffe en déclarant devant les prochains spectateurs : “Qui aurait pu penser que Dark Vador était le père de Luke Skywalker !”, avant de poursuivre sur un ton romantique “Marge, tu es aussi belle que la princesse Leia et aussi intelligente que Yoda”. Dans « Homer garde du corps », Mark Hamill fait une apparition en guest star. Quasi évanoui après son combat avec un mafieux, Homer vient à son secours. Mark lui dit : “Homer, utilise la F….”. “La Force ?”, lui répond Homer. “Non, la fourchette !”, rétorque Mark. L’autre série phare de ces dernières années, « South Park » (1997-2001), a aussi largement puisé dans le fond de catalogue Star Wars. Dans « Mais pourquoi est mort Kenny ? » (6-09), les quatre garçons décident même de faire une pétition pour que les films ne soient plus modifiés après leur sortie en salle…

Stéphanie Vandevyver