Sortie aujourd’hui : CAPTAIN AMERICA : FIRST AVENGER voir la critique ci-dessous

mercredi 17 août 2011

 

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CAPTAIN AMERICA *** Si le studio Marvel avait su nous surprendre agréablement avec L’incroyable Hulk et Iron Man, l’enthousiasme était retombé aussi sec face à Iron Man 2 et Thor. S’appuyant sur un scénario habile, Joe Johnston s’en tire, lui, avec les honneurs, via un super-héros débordant d’humanité qui s’inscrit dans son contexte historique d’origine […]

CAPTAIN AMERICA ***

Si le studio Marvel avait su nous surprendre agréablement avec L’incroyable Hulk et Iron Man, l’enthousiasme était retombé aussi sec face à Iron Man 2 et Thor. S’appuyant sur un scénario habile, Joe Johnston s’en tire, lui, avec les honneurs, via un super-héros débordant d’humanité qui s’inscrit dans son contexte historique d’origine : la Seconde Guerre mondiale. Sous l’influence du Steven Spielberg des années 70/80, le cinéaste cligne de l’œil vers le maître, dès le prologue qui nous renvoie illico à celui de Rencontres du Troisième Type, et plus tard lorsque le nazi incarné par Hugo Weaving découvre une source de pouvoir surnaturelle et s’exclame : «et dire que le führer perd son temps à chercher des breloques dans le désert !». La référence à Indiana Jones dépasse d’ailleurs largement le cadre de cette réplique cinéphilique, l’ombre de l’archéologue rétro se déployant au fil de ce long-métrage empreint de l’esprit des serials des années 30. Par le biais d’effets numériques incroyables, Chris Evans incarne le frêle et rachitique Steve Rogers, qui se porte volontaire pour devenir un «super-soldat» au service de l’armée américaine, développant à l’issue d’une expérience top-secrète une musculature et une force hors du commun. Incontestablement daté, le costume du super-héros, aux couleurs du drapeau US, est ici intelligemment détourné, Johnston nous en proposant d’abord une version volontairement kitsch (avec en prime une allusion directe aux serials en noir et blanc qui furent réellement tournés dans les années 40 ainsi qu’aux bandes dessinées de Jack Kirby et Joe Simons) avant d’opter pour une panoplie militaire respectant les graphismes initiaux de Kirby en les réadaptant sous un jour plus fonctionnel. L’aventure se pare de séquences d’action généreuses et inventives, tandis qu’Hugo Weaving et Tommy Lee Jones s’en donnent à cœur joie dans le registre de l’autodérision. Le spectacle ne déçoit jamais, et l’épilogue en forme de porte ouverte remplit allègrement sa fonction : donner envie de découvrir toutes affaires cessantes l’aventure collégiale des Vengeurs !

Gilles Penso