Sortie aujourd’hui : ZOOKEEPER : la critique : voir ci-dessous

mercredi 17 août 2011

 

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Cette comédie à la fois sentimentale et familiale avec des animaux dotés de la parole, souffre d’une carence de tous les composants qui constituent le genre : originalité, magie, humour, comique de situation, empathie et sentiment. Si Zookeeper continue dans la veine de Garfield ou encore de Dr Doolittle, il est à des années-lumière de […]

Cette comédie à la fois sentimentale et familiale avec des animaux dotés de la parole, souffre d’une carence de tous les composants qui constituent le genre : originalité, magie, humour, comique de situation, empathie et sentiment. Si Zookeeper continue dans la veine de Garfield ou encore de Dr Doolittle, il est à des années-lumière de La Nuit au Musée qu’il convoite. Le réalisateur Frank Coraci enchaîne les clichés, les blagues stupides, les gags aussi attendus qu’éculés sur un scénario sans fond ni rebondissement pourtant écrit par cinq auteurs, dont Kevin James qui interprète le rôle-titre et produit aux côtés de son acolyte Adam Sandler, avec lequel il a joué dans deux précédentes comédies. Pour trouver le chemin de l’Amour, notre héros reçoit l`aide inattendue des animaux du parc, dont il est le gentil gardien, lesquels vont lui enseigner les secrets de la Nature et les rudiments de la séduction. Si l’on souhaite très vite que Zookeeper franchisse les frontières du fantastique avec les animaux loquaces conçus en images de synthèse, on est en revanche aussitôt déçu par leurs dialogues, insipides pour les enfants et idiots pour les adultes. C’est d’autant plus navrant que de nombreuses stars renommées prêtent leurs voix aux personnages comme Sylvester Stallone (le lion), Cher (la lionne), Nick Nolte (le gorille, créé en animatronique), Judd Apatow (l’éléphant), Jon Favreau (l’ours) et Adam Sandler (le singe capucin). Le seul intérêt de l’histoire réside dans l’amitié entre Griffin et le gorille, maltraité en cachette par un membre du zoo (Donnie Wahlberg) et isolé injustement dans une cellule. Mais la séquence de leur virée dans la chaîne de restaurants TGI’s Friday, où le gorille rêve d’aller, en se faisant passer pour un individu qui revient d’une soirée costumée, est parfaitement pathétique. A l’arrivée, Kevin James – star montante de la comédie – ne brille à aucun moment et seule la superbe Rosario Dawson par sa présence tire son épingle du jeu de cette comédie inconsistante.

Nathalie Dassa