Vient de sortir en DVD : LE MONSTRE RESSUSCITÉ (voir ci-dessous)

lundi 10 octobre 2016

 

Catégorie(s):

Extrait:
Vient de sortir en DVD : LE MONSTRE RESSUSCITÉ L’opus fondateur du cinéma d’horreur mexicain (El Monstruo Resucitado). Mexique. 1953. Réal.: Chano Urueta. Dist.: Bach Films. Victime d’une maladie génétique l’ayant atrocement défiguré, le Dr Ling cherche à recouvrer une apparence moins atroce en se livrant à des expériences interdites. Sa rencontre avec Nora, une […]

Vient de sortir en DVD :

LE MONSTRE RESSUSCITÉ
L’opus fondateur du cinéma d’horreur mexicain

(El Monstruo Resucitado). Mexique. 1953. Réal.: Chano Urueta. Dist.: Bach Films.

Victime d’une maladie génétique l’ayant atrocement défiguré, le Dr Ling cherche à recouvrer une apparence moins atroce en se livrant à des expériences interdites. Sa rencontre avec Nora, une reporter en mal de scoop faisant mine de s’enticher de lui pour percer ses secrets, va les précipiter dans un tourbillon d’horreur gothique…

Fascinante synthèse mexicaine des classiques de l’Universal, ce « Monstre Ressuscité » réussit en une dizaine de minutes le prodige de saluer tous ses fameux prédécesseurs hollywoodiens. Ainsi quand le docteur Ling parvient à entraîner dans sa demeure l’intrigante journaliste et qu’il se met au clavier, son apparence évoque celle du Fantôme de l’Opéra quand sa demeure renvoie à l’antre de Dracula, sa pratique médicale et son serviteur servile rappelant pour leur part « Frankenstein ». Et comme si cela ne suffisait pas, des mannequins de cire viennent compléter la panoplie des accessoires contribuant visuellement à plonger le public dans une sorte de transe qui se mue en cauchemar éveillé quand Ling tombe le masque et révèle un faciès de carnaval. Un masque que le noir et blanc rend moins ridicule que grotesque évoquant quelque peu le maquillage de Lon Chaney en Phantom, à la fois pathétique et repoussant. Il y a même du Dr Moreau chez cet être calculateur et misanthrope que la mise en scène du prolifique Chano Urueta sublime tout en maltraitant allègrement l’héroïne (l’infortunée Miroslava qui tourna ensuite pour Bunuel avant de disparaître deux ans plus tard à l’âge de 30 ans). La partition de Raul Lavista donne magistralement le ton dès le générique d’un film au scénario transgressif au point de faire s’aimer la belle et une bête zombie au physique de jeune premier, à découvrir séance tenante comme le classique qu’il est désormais devenu !

Sébastien Socias