The Devil's Doorway : question de foi

Deux prêtres enquêtent sur un couvent aux mœurs sataniques.

La réalisatrice irlandaise Aislinn Clarke signe avec The Devil’s Doorway son premier long-métrage, une production britannique où, à l’automne 1960, le père Thomas Riley et le père John Thornton sont envoyés par le Vatican pour enquêter sur un événement miraculeux (une statue de Vierge Marie sanglante) dans un foyer isolé d’Irlande du Nord pour "femmes déchues". Armés de caméras et de pellicule 16 mm pour enregistrer leurs découvertes, les prêtres découvrent plutôt un spectacle d’horreur dépravé de sœurs sadiques, de satanisme et de possession démoniaque. Les forces surnaturelles sont à l’œuvre ici, mais elles ne sont pas le fait de Dieu. Le film adopte la forme du found-footage, particulièrement efficace en l’occurrence. Clarke utilise presque exclusivement le 16 mm, moyen idéal pour capturer l’esthétique des années soixante, accentuant les jump scares via la b.o., les éclairages et un paysage sonore immersif. Helena Bereen incarne quant à elle la puissante mère supérieure de cet asile catholique et Lauren Coe la dénommée Kathleen, une jeune femme enceinte qui a des problèmes sérieux liés au surnaturel. Les deux prêtres enquêtant sur le couvent, interprétés par Lalor Roddy et Ciaran Flynn, évoquent le tandem classique de "X-Files" du sceptique et du croyant.

https://www.youtube.com/watch?v=AF6wtgdJ8B4

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