X-MEN : la critique de l`EF ! (voir ci-dessous)

mardi 13 mai 2014

 

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« X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST » : la critique de L’Ecran Fantastique ! ***** Trois ans après l’excellent prequel/reboot X-Men : Le commencement de Matthew Vaughn, le cinéaste des deux premiers volets confirme la pleine maîtrise de son sujet depuis les années 2000. X-Men : Days of Future Past dépasse nos attentes les […]

« X-MEN : DAYS OF FUTURE PAST » : la critique de L’Ecran Fantastique !

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Trois ans après l’excellent prequel/reboot X-Men : Le commencement de Matthew Vaughn, le cinéaste des deux premiers volets confirme la pleine maîtrise de son sujet depuis les années 2000. X-Men : Days of Future Past dépasse nos attentes les plus fébriles avec un scénario parfaitement construit et fluide. Le récit, situé dans un avenir alternatif et apocalyptique, manipule d’une main de maître ce concept complexe qui mêle passé et futur, dans lequel est rassemblé pour la première fois le casting haut de gamme de la première trilogie et celui tout aussi prestigieux de la nouvelle génération. Un défi brillamment relevé en 2h10 où tout s’orchestre à merveille sans aucune rupture ni déconnexion. De la bataille d’ouverture présentant notamment les débuts d’Omar Sy (Bishop) à la séquence techniquement impressionnante avec l’ultra-rapide Vif-Argent (Evan Peters) pour délivrer Magnéto (Fassbender) en passant par les scènes de combat musclées et excellemment chorégraphiées de Mystique (Jennifer Lawrence), Bryan Singer offre du grand spectacle de science-fiction, sur-mesure et intelligent, tant du point de vue narratif, visuel qu’émotionnel. Tout est parfaitement pensé, installé, rythmé et équilibré, apportant à chacun des personnages une réelle dimension psychologique au travers de leurs objectifs comme de leurs super-pouvoirs. Rien n’est jamais mis de côté. Tout comme l’humour utilisé à bon escient, la conception sophistiquée dans l’évolution des Sentinelles, cette patrouille de l’Amérique programmée pour anéantir les mutants, les décors immersifs des années 1970 à 2018 et les effets spéciaux, entre le slow motion et le bullet time, toujours parfaitement justifiés et allant dans le sens du récit. Si Mystique et Wolverine ont ici une place prépondérante, on saluera cependant la performance de Jennifer Lawrence, qui parvient à injecter humanité et sensibilité à cette mutante métamorphe, experte en arts martiaux et en technologie de pointe. Notons d’ailleurs que les super-héroïnes ont une fonction fondamentale pour modifier le cours de l’Histoire et contrecarrer les plans de leur adversaire Bolivar Trask (Peter Dinklage) et de son armée, comme Kitty Pride (Ellen Page) ou encore Tornade (Halle Berry). Elles sortent du cadre de faire-valoir pour vraiment déployer leurs capacités extraordinaires face à leurs homologues masculins. Quant à l’alchimie entre Michael Fassbender et James McAvoy, elle s’impose davantage que dans le précédent opus, renforçant cette notion de bromance entre les deux acteurs. Ce qu’on ne ressent pas systématiquement pour Patrick Stewart et Ian McKellen même si leurs interprétations de Magnéto et Professeur X demeurent tout aussi efficaces. En outre, les passages en alternance dans le temps s’enchevêtrent à merveille dans la construction du scénario, culminant dans la rencontre entre les deux professeurs X pour une pleine montée en puissance dans un dernier acte salvateur. Au final, en près de 14 ans, Bryan Singer parvient à porter à son paroxysme ce cinquième opus d’une belle profondeur, appuyant sa réflexion sur des problèmes très actuels, ainsi du rejet de l’autre, de la différence et du syndrome de rejet qu’elle implique. En sommes la condition humaine. Si X-Men : Le commencement marquait une nouvelle étape dans la résurgence des adaptations de comics au cinéma, X-Men : Days of Future Past en est l’acmé.

Nathalie Dassa